Alaric vient de sortir de prison. À même pas trente ans, il n’a déjà plus envie de rien d’autre que de remiser sa carcasse dans son village natal, pour vivoter dans le silence. D’ici là, alors qu’une tempête de grêle apocalyptique s’abat sur tout le pays, il lui faut bien trouver un refuge.C’est ainsi qu’il s’est retrouvé encabané avec un assortiment de tout-croches pas spécialement rassurants, ou allumés. L’ambiance se dégrade, quand des cris aigus se font soudain entendre. Ce sont ceux d’un nourrisson, à qui personne ne s’est soucié de donner un nom. Alaric, sans réfléchir, prend le bébé sous le bras et force son chemin hors du taudis miteux.Don Quichotte en souffleuse, Mad Max taciturne, il filera sur les routes gelées pour mener en sûreté son colis vagissant. Et voilà comment, quand on n’est pas prudent, la vie trouve le moyen d’avoir un sens.