Prof d’histoire et de géographie à Carrefour-Feuilles, un quartier densément peuplé de Port-au-Prince, Jonas est contraint de quitter sa maison. Il n’emporte presque rien : son diplôme, un cahier de poèmes, une photo de sa mère et un slip propre. Sa vie entière dans un sac de plastique. Avec une plume foisonnante et poétique, Thélyson Orélien fait jaillir la beauté dans les zones les plus sombres de l’expérience humaine. Il nous parle de la langue de l’exil, cette langue qui s’apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Et surtout, à travers la voix de Jonas Dorléon, il révèle une Amérique terrible et violente sur laquelle notre regard doit s’attarder.