icimon tempsne m’appartient plusj’ai demandé l’asile et on m’a installésur une chaise dans le couloir avec les autresune jaquette bleue j’peux-tugarder mes bas Matt s’est ôté la vie. Durant un séjour en hôpital psychiatrique, alors que le fil qui l’unissait au monde menaçait de se rompre, sa famille et ses amis ont vu à l’oeuvre un système qui, trop souvent, dépossède. Reste de cette expérience des souvenirs, des mots, ceux de ses proches et les siens. Pour les préserver, Julia Pawlowicz a voulu donner la parole à Matt, s’appropriant sa voix et son regard dans un récit poétique qui dit la clairvoyance dans la détresse, trouve la lumière dans la pénombre.Élégie à un ami défunt, Matt est aussi une vive critique de la prise en charge de la maladie mentale et une méditation sur la tendresse qui perdure à travers les motifs douloureux de l’absence.