1945. La guerre est finie. Pour Joseph Latour, voyou disponible, se battre comme soldat était sa raison de vivre, sa façon de s’illustrer, mais la guerre est finie et il n’en est pas revenu en héros. Il se retrouve démobilisé, sans avenir et troublefête au sein d’une famille et d’une société engourdies par les habitudes. Personnage de la révolte, il fait à son entourage le procès du bonheur, condamné à rencontrer son destin personnel en simple soldat dans une autre guerre.Ce qui compte avant tout dans Un simple soldat, c’est cet instinct qu’a Marcel Dubé d’aller aux choses essentielles, de discerner le durable de l’accessoire, de saisir l’intimité de l’âme québécoise et de savoir la rendre avec une force, voire une violence, assez extraordinaire.